Rendez-vous utiles les mecs.
Je suis fondamentalement de gauche. Parce qu’il y a certaines grandes questions sociétales qu’il me parait évident de défendre. Et l’homosexualité en fait partie.
Mais j’ai aussi une soeur homosexuelle. C’est ma grande soeur. Elle est en couple depuis trèèèès longtemps (ça remonte à mes années collèges, il y a donc 1 siècle), pacsée, elle a 3 enfants et son modèle familial est certainement le plus stable de notre fratrie.
Ce qui fait que toutes les questions liées à l’homosexualité, je les ai vécues de l’intérieur. Entre le rejet de certains membres de la famille, les galères quand elles ont eu envie d’avoir des enfants, les discussions un peu bizarres sur leurs rendez-vous chez le notaire pour déposer leur testament, les questions de leurs enfants devenus assez grands pour poser des colles aux adultes. Mais au final, j’ai principalement vécu des situations familiales banales. Parce que oui, à force, tout ça s’est très banalisé. Et surtout, j’ai vu le regard des gens changer, comme celui de ma grand-mère (on peut le dire, un peu vieille France) qui aujourd’hui s’en bat un peu les cacahuètes d’avoir une petite fille homosexuelle. Tant qu’elle peut voir ses arrière-petits enfants, elle est contente.
Mais ça m’a aussi appris que ça n’est pas facile pour tout le monde, et ça ne fait pas de ces gens des gros réacs débiles. C’est juste que ça chamboule un peu. Et que ça peut parfois prendre du temps d’accepter quelque chose qu’on ne connait pas.
Alors ces derniers jours, bien-sûr que j’ai crié mon énervement contre ces gens venus manifester dimanche contre le mariage homo, bien sûr que j’ai été dépitée par la bêtise de leurs arguments, mais je savais aussi que raconter ça sur twitter ne ferait pas avancer les choses, ni aller les confronter dans la rue non plus.
Je suis la première à me braquer dans un débat quand la personne d’en face n’est pas du même avis que moi, et quand je vois les discussions sans fin que peut susciter un simple film, je me dis qu’on n’est pas sorti de l’auberge quand ça concerne la sexualité.
Par contre, je crois encore au pouvoir de la télé. Parce que la télé, c’est encore ce qui peut réunir le plus de gens différents en même temps devant un programme, sans qu’ils aient à se parler, et ça, ça peut faire des miracles. Et parce que la télé nous rend passif face à l’information. Les gens qui se posent des questions sur le mariage homosexuel et qui font la démarche d’aller lire des articles, des livres ou regarder des émissions spécialisées, je vous fais confiance pour vous forger votre propre opinion, qu’elle soit bonne ou mauvaise, chacun est libre de penser ce qu’il veut. Par contre, j’aimerais que cette information soit amenée aux autres, ces téléspectateurs passifs, qui n’ont peut-être ni l’envie, ni les moyens d’en savoir un peu plus.
D’où mon interrogation sur les programmes télés du moment : chers programmateurs, c’est là, maintenant, que vous pouvez vous révéler d’intérêt public. Que faites-vous ? Parce que travailler pour France Télévision et Radio France, ça veut aussi dire ça. C’est du service public. Et pour moi, le rôle de ce service, c’est d’amener une information nouvelle, c’est de dire : regardez, nous avons sélectionné ce programme parce que nous avons estimé qu’il pourrait vous apporter de l’information intelligente.
J’ai travaillé ces 7 dernières années dans le milieu du documentaire. Je sais qu’il existe des films sur l’homoparentalité notamment, des films dans lesquels les auteurs n’ont pas prétendu amener une vérité, mais qui ont fait un vrai travail de documentariste en montrant juste une réalité. En laissant parler des gens directement concerné par l’homosexualité et l’homoparentalité. Ils ont montré qu’il y a de bonnes expériences comme de mauvaises. Mais le principal, c’est qu’il ont montré des gens comme vous et moi, qui somme toute sont assez normaux.
Alors voilà. J’aimerais vraiment voir plus souvent des programmations un peu plus audacieuses sur nos chaînes publiques surtout quand certains sujets sont particulièrement d’actualité.
C’est mon appel personnel aux diffuseurs : rendez-vous utiles les mecs.






Et voilà la chantilly sur la cerise sur le gâteau. Une machine qui mêle ma passion de la junk food et ma passion de la pâte à modeler. Machine que je n’ai jamais eue à Noël (oh monde cruel) mais qui me faisait rêver dans la redoute, catalogue automne-hiver 1991, 1992, et 1995.
HAN! Prochaine étape: trouver le parfum gyoza.



