Putain, 5 ans!
En fait, au commencement, ce blog était sensé raconter mes aventures dans le merveilleux monde de l’audiovisuel – résumé dans le simple et très parlant titre « Chloé dans sa télé » de la première version dudit blog. J’ai un peu essayé au début, sauf que je me suis vite rendue à l’évidence que ce que je faisais à l’époque était assez inintéressant pour les possibles millions de lecteurs qui se pressaient aux portes de mon site.
Du coup, ça a vite basculé vers les aventures bien plus alléchantes de ma vie privée
C’est un peu dommage parce que finalement, il y en avait des trucs à raconter. Mais pas tant sur le monde de l’audiovisuel – qui est somme toute assez banal – mais plutôt sur le monde du travail en général, et particulièrement celui d’une petite société avec une comptable de 60 ans complètement imperméable au maniement des ordinateurs, des stagiaires tout frais sortis de leurs écoles très parisiennes et bien formatés à tous écrire et penser la même chose (c’est ballot pour une rédaction de journalistes tout de même) et un boss qui s’aime beaucoup et qui n’a toujours pas compris l’intérêt de bien traiter ses employés (après tout c’est déjà tellement une chance de travailler pour lui).
Oui tout ça j’aurais pu en parler, ça aurait fait de bonnes histoires. Et puis sous couvert de mon magnifique anonymat de Superchlo, il aurait presque été impossible de deviner où je pouvais bien travailler. On ne sait jamais, il parait que ça n’est pas conseillé de dire publiquement du mal de son employeur.
Aujourd’hui, je pourrais encore plus balancer parce que ce quotidien qui fut le mien pendant 5 ans, je le quitte. La veille rengaine du « C’est pas toi, c’est moi », le départ, difficile à annoncer pour ne pas faire du mal à l’autre, la peur de se jeter dans le vide mais l’envie qui démange, tout ça je l’ai affronté. Toute tremblante et pas fière, parce que mine de rien ça fait peur de quitter son premier boulot.
Et comme 90% des ruptures, ça s’est évidemment mal passé.
Disons que je me suis sentie devant mon big boss comme une jeune fille devant son père lui annonçant qu’elle préférait partir faire le tour du monde avec ce beau Pablo rencontré la veille plutôt que de continuer ses études à Sciences-Po. C’est là où j’ai découvert que trois plis sur le visage de mon cher patron pouvaient à la fois signifier la déception, le dégoût et la colère.
Il me reste 3 jours. Trois petits jours. Et après je tourne la page.

Et voilà la chantilly sur la cerise sur le gâteau. Une machine qui mêle ma passion de la junk food et ma passion de la pâte à modeler. Machine que je n’ai jamais eue à Noël (oh monde cruel) mais qui me faisait rêver dans la redoute, catalogue automne-hiver 1991, 1992, et 1995.
HAN! Prochaine étape: trouver le parfum gyoza.





