Putain, 5 ans!

septembre 12th, 2011 — 7:11

En fait, au commencement, ce blog était sensé raconter mes aventures dans le merveilleux monde de l’audiovisuel – résumé dans le simple et très parlant titre « Chloé dans sa télé » de la première version dudit blog. J’ai un peu essayé au début, sauf que je me suis vite rendue à l’évidence que ce que je faisais à l’époque était assez inintéressant pour les possibles millions de lecteurs qui se pressaient aux portes de mon site.

Du coup, ça a vite basculé vers les aventures bien plus alléchantes de ma vie privée

C’est un peu dommage parce que finalement, il y en avait des trucs à raconter. Mais pas tant sur le monde de l’audiovisuel – qui est somme toute assez banal – mais plutôt sur le monde du travail en général, et particulièrement celui d’une petite société avec une comptable de 60 ans complètement imperméable au maniement des ordinateurs, des stagiaires tout frais sortis de leurs écoles très parisiennes et bien formatés à tous écrire et penser la même chose (c’est ballot pour une rédaction de journalistes tout de même) et un boss qui s’aime beaucoup et qui n’a toujours pas compris l’intérêt de bien traiter ses employés (après tout c’est déjà tellement une chance de travailler pour lui).

Oui tout ça j’aurais pu en parler, ça aurait fait de bonnes histoires. Et puis sous couvert de mon magnifique anonymat de Superchlo, il aurait presque été impossible de deviner où je pouvais bien travailler. On ne sait jamais, il parait que ça n’est pas conseillé de dire publiquement du mal de son employeur.

Aujourd’hui, je pourrais encore plus balancer parce que ce quotidien qui fut le mien pendant 5 ans, je le quitte. La veille rengaine du « C’est pas toi, c’est moi », le départ, difficile à annoncer pour ne pas faire du mal à l’autre, la peur de se jeter dans le vide mais l’envie qui démange, tout ça je l’ai affronté. Toute tremblante et pas fière, parce que mine de rien ça fait peur de quitter son premier boulot.
Et comme 90% des ruptures, ça s’est évidemment mal passé.

Disons que je me suis sentie devant mon big boss comme une jeune fille devant son père lui annonçant qu’elle préférait partir faire le tour du monde avec ce beau Pablo rencontré la veille plutôt que de continuer ses études à Sciences-Po. C’est là où j’ai découvert que trois plis sur le visage de mon cher patron pouvaient à la fois signifier la déception, le dégoût et la colère.

Il me reste 3 jours. Trois petits jours. Et après je tourne la page.

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Mon pas-chéri.

juin 15th, 2011 — 7:18

A 21h30 ce soir il va monter sur scène. Je sais qu’il sera angoissé parce que tout ça est allé très vite, parce que monter un spectacle en quelques semaines, ça n’est pas donné à tout le monde.

A 21h31 ce soir, il sera dans la lumière, devant une salle pleine de gens qui l’aiment.

A 21h32 ce soir, il les aura certainement déjà tous fait rire, j’en suis sûre.

 
 
 
 

A 21h30 ce soir, je ne serai pas dans cette salle.

Parce que résister à l’envie de le prendre dans mes bras et de le couvrir de baisers, c’est au dessus de mes forces.

Mais je penserai très fort à lui. Très très fort.

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Si le paradis existe, il est forcément construit en Play-Doh

mai 17th, 2011 — 1:03

Et donc le dieu qui vivrait dans un paradis en play-doh serait forcément plutôt cool.

Ce soir j’ai eu un mini aperçu du paradis parce que je ne sais pas quel miracle, ma cage d’escaliers sentait très fort la pâte à modeler. D’habitude c’est plus les oignons grillés, un poil plus agressif mais fort agréable aussi du point de vue de mes narines.

Oui, moi quand je reviens sur mon blog, je choisis des thèmes engagés, politiques, sinon à quoi bon.

Alors voilà, je suis persuadée que l’odeur de Play-Doh pourrait tout à fait amener la paix sur terre parce que tout le monde aime cette odeur, c’est une sorte de concentré d’arc en ciel avec des bouts de licorne, de bisounours, de cornettos pistache-chocolat et de barbapapa dedans.

Une odeur que quand on la sent, on a envie de se jeter dedans, de se construire une couette avec et de faire des roulés-boulés.

Et des hamburgers.

Play-Doh burgerEt voilà la chantilly sur la cerise sur le gâteau. Une machine qui mêle ma passion de la junk food et ma passion de la pâte à modeler. Machine que je n’ai jamais eue à Noël (oh monde cruel) mais qui me faisait rêver dans la redoute, catalogue automne-hiver 1991, 1992, et 1995.

SAUF QUE je crois que je n’aurais pas osé l’utiliser parce que qui dit hamburger et frites play-doh dit mélange des couleurs. Et ça c’est un crime de lèse-majesté. Parce qu’après la play-doh prenait une douce couleur marronasse-bleuasse-verdasse. Mais qu’en plus, ça posait le sérieux dilemme de « mais dis donc, dans quelle boite je la range ma boule multicolore moche que je n’aime plus et avec laquelle je ne peux même plus faire de burger correct? »

Il faut croire que je n’avais pas une âme d’artiste en moi. Je me demande ce que Pollock aurait fait avec de la Play-Doh.

*****

En peaufinant ma thèse de la paix universelle via la pâte à modeler, je suis tombée sur un autre produit magique

play_doh_cologneHAN! Prochaine étape: trouver le parfum gyoza.

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Ferme les yeux et tend les mains.

novembre 29th, 2010 — 1:22

Il y a quelques jours, mon chéri m’a offert un magnifique cadeau et quand je l’ai découvert, j’ai hurlé que c’était le plus beau cadeau du monde. Oui heu alors c’est vrai, j’ai tendance à avoir un enthousiasme exacerbé. Je m’extasie souvent devant des trucs que le commun des mortels considère comme normaux. Moi ça me fait pétiller de joie.

Ca n’était pas une bague en diamants ni un week-end à New-York.

Mieux.

C’était un haricot en peluche.

Haricot

Et quand on ouvre le haricot…

Un petit pois

C’est de plus en plus mignon!

Trois petits pois

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Donc forcément, j’ai pas pu m’empêcher de crier ma joie sur les toits. Jusqu’à ce qu’une de mes copines m’entende. Et me pose la question ultime: « Mais dis donc, le plus beau cadeau du monde, il me semblait que c’était nous qui te l’avions offert, nan? »

Ahem.

Le cadeau en question, c’est Paupiette, mon chat. Qui, il faut bien le dire, est plutôt chouette.

Donc pour ne froisser personne et être la plus objective possible, j’ai sorti mon arme ultime: le tableau comparateur (soit j’ai un dimanche soir à perdre, soit j’aime faire des listes, j’hésite encore).

PaupiettePetit pois @

Petit pois

  1. C’est tout doux
  2. Je pousse des petits cris quand je les regarde
  3. Je peux les ranger dans mon sac
  4. Ça épate mes amis

Paupiette

  1. Elle est toute douce
  2. Je pousse des petits cris quand je la regarde, quand elle a fait une bêtise
  3. J’aimerais pouvoir la ranger dans mon sac. Mais ça c’est quand elle sera empaillée
  4. Ça épate mes amis. Pendant 5 mn. Après ça les soule un peu.
  5. Elle ronronne et fait des petits bruits de poule quand je rentre le soir en se frottant contre moi.

A première vue, les petits pois l’emportent largement. Mais ils ne jouent pas dans la même catégorie, à savoir « truc vivant qui c’est vrai, est bien relou quand elle veut, mais qui est chouette l’hiver sur mes genoux ». Les catégories, c’est sympa. Ca ne fait que des heureux. Par exemple, les petits pois viennent de gagner dans la catégorie « trucs kawai beaucoup trop mignons, qui ne perdent pas leurs poils, eux ».

Et l’énorme avantage, c’est que je peux en inventer des milliers de catégories, histoire de créer un challenge au niveau de mes cadeaux. Héhéhé. Balancez les cadeaux les plus cools du monde, je suis prête!

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Un pays d’où vient Sean Connery ne peut être que bon.*

novembre 16th, 2010 — 1:10

Alors voilà, j’ai enfin réussi à prendre 15 jours de vacances.

Avec ma copine de route, on se disait qu’on aimerait bien aller se changer les idées au soleil en ce froid mois de novembre. Alors on a opté pour l’Ecosse.

Hum hum. Pas logiques les filles. Sauf qu’on voulait aussi des vacances tranquiloutes avec un retour à la nature, de la bière et du dodo.

Et le pays qui mixe tout ça, c’est la Thaïlande et ça coûte cher.

Donc le 2e pays à correspondre à presque tous nos critètes, c’était l’Ecosse.

Vacances tranquiloutes: le soleil se couche à 16h03. Sachant qu’on est en vacances, il n’était pas question de se lever avant 8h du mat. Les journées en prennent un coup et à peine la saucisse de petit déjeuner avalée, il faut penser à trouver un endroit où dîner. Le bonheur quoi.

Retour à la nature: MAIS Y’A QUE CA DE LA NATURE! De la vallée, de la plaine, de la montagne, de la mer. Paf, tout est condensé. A part se balader au milieu des tourbières et caresser des moutons épais, le pays ne regorge pas d’activités folles.

De la bière: sans même se plonger dans le routard, on se doutait que les Ecossais ne buvaient pas que du perrier.

Du dodo: cf point n°1.

Le soleil: ahem. Il y a un proverbe écossais qui dit qu’il n’y a pas de mauvais temps, juste des mauvais habits. C’est assez juste. Le port du bikini est fortement déconseillé. Mais sinon on a passé de très bons moments sur des plages de sable fin. En doudoune. Et gants et moufles et double combo de chaussettes.

Alors ni une ni deux, après avoir vérifié nos comptes en banque pour voir si on ne pouvait pas finalement acheter un AR pour Bangkok, on s’est envolées pour Edimbourg.

On a jeté nos peaux de bêtes sur nos épaules, on a laissé nos chevelures folles se balancer au gré du vent. Et on est allées rejoindre Christophe Lambert au milieu des Highlands.

Cricri sauvage

* proverbe de moi.

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Aspirateur, expirateur.

octobre 26th, 2010 — 1:05

Internet m’étonnera toujours. Alors que je tapais nonchalamment dans google « peut-on aspirer son chat », je suis tombée sur le premier résultat de ma recherche à savoir: « peut-on faire grossir son pénis? ».

Rien à voir donc.

Sauf peut-être l’aspirateur. On l’oublie souvent, mais l’aspirateur est un élément essentiel de nos vies, en tout cas de la mienne.

Mon aspirateur et moi c’est une grande histoire d’amour. C’est un fier Philips Mobilo Plus 1600 watt (oui 1600 watt, je sais c’est fou), jaune citron, qui a fêté ses 11 ans il y a peu.

Et toi, ô cruel dieu de la technologie, tu as décidé d’abréger la vie de mon fidèle mobilo en faisant bêtement griller son petit moteur fragile.

Me voilà donc depuis quelques jours avec la dépouille de mon compagnon de fortune. Alors non seulement j’ai poussé un cri de désespoir quand, en appuyant sur son gros bouton on/off, j’ai entendu un bruit inhabituel, tel le râle d’un condamné à mort. Ensuite, j’ai un peu toussé parce que mon appart s’est rempli d’une horrible odeur de moteur grillé.

Mais j’ai surtout étouffé un sanglot de tristesse car il me fallait être forte et affronter la réalité: c’était la fin de mon joli petit aspi. La fin d’une grande histoire d’amour entre moi et et mon premier gros achat d’adulte.

On s’était rencontré un jour gris de septembre 1999 dans une allée du Darty de Dijon. Il était jaune, il rayonnait, et surtout le vendeur était très bon. Il me l’avait décrit comme un petit appareil costaud. Pour 800 francs, il avait intérêt à être costaud le loulou.

J’étais repartie le compte bancaire vide mais les bras remplis d’un gros carton.

Ca tombait bien, j’étais en pleins travaux à cette époque là et mon petit aspirateur m’a bien aidée, toujours à mes côtés. Toujours là pour enlever la poussière tenace, pour nettoyer mes mini appartements et surtout, surtout, pour aspirer les dangereuses araignées qui ont osé me menacer ces 11 dernières années.

Ca parait stupide de s’enticher d’un objet électro-ménager. Mais il était vraiment chouette.

A tel point que je n’arrive pas à jeter sa dépouille. Dans un appart de 26m2 c’est ballot.

Adieu donc petit aspi.

Bon vent

PS: si quelqu’un connait un musée des aspirateurs à qui je pourrais faire une donation, manifestez-vous.

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Bang bang me revoilà

septembre 26th, 2010 — 6:12

Parce que j’ai déménagé. Parce que je me suis noyée dans mes cartons. Parce que Paupiette est arrivée. Parce que le boulot, le boulot, le boulot.

Parce que pas beaucoup de vacances, parce que plein de contrariétés. Parce que plus de temps. Ni d’envie.

Parce qu’il est arrivé. Et qu’il est reparti.

Je n’arrivais plus à écrire.

Là ça revient. Pile au bon moment. Parce qu’il est temps que je me reconcentre un peu sur moi et sur mon joli nombril.

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Hop.

septembre 1st, 2010 — 5:59

Tiens, il serait peut-être temps que je revienne traîner par ici.

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Chaud, cacao.

juillet 3rd, 2010 — 1:17

J’ai chaud.

C’est complètement inintéressant mais c’est aussi le sujet n°1 des conversations en ce moment alors je me dis que je pourrais peut-être ramener quelques personnes par ici qui se diraient « Tiens, moi aussi, c’est fou, quel hasard ».

Paupiette a chaud. Du coup elle s’étale un peu plus chaque jour sur le parquet ce qui fait d’elle une très jolie descente de lit.

Vu la chaleur, j’ai renoncé à rentrer en vélib, parce qu’avec un chemin de retour en légère montée, j’arrivais toujours à destination les fesses moites. A ce stade de chaud, je n’aurais pas osé me lever de ma selle et je serais rentrée en moonwalk jusqu’à chez moi.

Mon frigo est rempli de bouteilles d’eau qui refroidissent. Mon congélateur plein d’esquimaux vanille.

J’aurais bien aimé être douée en physique pour connaître l’angle exact d’ouverture de fenêtre pour maximiser le courant d’air.

J’essaye de garder les jambes en l’air pour que mes pieds dégonflent mais c’est pas pratique pour taper sur mon clavier. J’abandonne. Je vais tenter la cuvette de glaçons.

Dans 1 esquimau, ma boite est vide. J’angoisse.

Je dois choisir entre garder mon parfait angle d’ouverture de fenêtres pour choper le courant d’air du siècle OU arrêter de profiter bien distinctement de la conversation des 5 gars qui squattent en bas de ma rue. Mmm dilemme.

Voilà, plus d’esquimau. Je vais entamer les brocolis surgelés.

L’idée même d’aller me coucher et d’être en contact avec ma couette en plume me donne chaud. Je vais essayer de me ceinturer debout dans ma douche pour roupiller.

Les brocolis surgelés, c’est pas top. Je les lance dans ma cuvette pour remplacer les glaçons fondus.

J’ai les mains moites, les pieds poites, les cheveux choites, le dos doite et les fesses foites.

Je vérifie quand même que mes radiateurs soient bien éteints, on ne sait jamais, j’aurais pu bêtement oublier de le faire quand je les ai utilisés la dernière fois, c’est à dire le 18 juin.

Je viens de glisser sur mes brocolis décongelés et de m’étaler par terre. Effectivement il fait un peu plus frais à même le parquet. Paupiette avait raison, je vais rester là.

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Veuillez vous éloigner de la bordure du quai

mai 30th, 2010 — 11:59

J’aime bien les gares. Comme les aéroports mais en ce moment je passe plus de temps dans les gares que dans les aéroports, rigueur économique et pénurie de vacances exigent.

J’aime bien les gens pressés, les valises dans tous les sens, les gens qui se retrouvent sur le quai et les autres qui se quittent en courant à côté des trains. J’aime bien les messages sonores de la sncf, et je me demande ce que ressent la dame qui a fait la voix à chaque fois qu’elle prend le train. Est-ce qu’elle a une carte de voyage à vie? Est-ce qu’à chacune des soirées ou des réunions familiales ça revient sur le tapis et on lui demande d’annoncer l’arrivée du train 5267 en gare de Laroche-Migennes?

J’aime bien les voyageurs qui trainent dans les librairies en attendant leur train. Ceux qui se ruinent avec un sandwich jambon-beurre pas très bon.

J’aime bien les gens perdus, les familles qui ne retrouvent pas le petit dernier, les jeunes militaires (il y a toujours un militaire en transit qui se balade), le personnel de gare qui essaye tant bien que mal de travailler au milieu de tous ces gens.

Et puis j’aime bien le contraste de nos gares. Les immenses noeuds ferroviaires toujours noirs de monde. Et les petites gares perdues au milieu des champs, avec une machine à composter et un banc. Les gares où on traverse directement les voies pour aller sur le quai d’en face en faisant bien attention à regarder à droite et à gauche. On ne sait jamais, un train peut vraiment en cacher un autre…

Ce que j’aime dans les gares c’est que ce sont des petites frontières invisibles, ouvertes à tous. C’est un lieu de transit dans lequel le voyage prend forme. C’est l’effervescence à l’aller et le retour à la réalité quand on revient.

Si je n’étais pas constamment en retard, je passerai plus de temps dans les gares.

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